Sunday, June 2, 2013

A la fin de la 11e année ...

Cette année, j'ai eu la chance d'étudier un large éventail de sujets en français. Ensemble, avec notre professeur, nous avons parlé des traditions, des histoires, des technologies et des emplois. Nous avons également fait une révision assez complet de notre grammaire et nous avons étudié le subjonctif en profondeur. Je crois que j'ai réussi à améliorer mon français. Et maintenant, voici les vacances!

Unité 6- Contes Francophones

Bien qu'ils soient unis par la langue, les pays francophones ont différentes cultures et traditions. Elles se reflètent dans leurs contes de fées. Voici quelques exemples de différents pays:

Algérie
Dhiab le nomade

Dans la tribu nomade des Bnou Hillal, le jeune Dhiab, fils du chef Ghanem, était le meilleur des bergers. Rusé, grand cavalier, il maniait le sabre, parlait aux plantes et interrogeait le sable.
Un jour, avant de changer de campement, les sages de la tribu désignèrent un groupe de jeunes garçons pour repérer les terres de leur nouvelle destination. C’était une épreuve d’initiation. Fiers d’entrer ainsi dans le cercle étroit des initiés, ils enfourchèrent leurs chevaux et galopèrent à bride abattue. Quelques jours après, ils revinrent fourbus de fatigue. Pressés de se reposer, ils entravèrent leurs montures en aval de la réunion des sages qui les attendaient. Seul parmi eux, Dhiab prit la peine d’entraver sa jument en amont et fit les salutations d’usage avant de rejoindre la tente de ses parents.
Un peu plus tard, les jeunes se présentèrent dignement devant leurs ainés qui les interrogèrent.
- Alors, ce voyage ? Qu’en avez-vous retenu ?
- Rien de bien particulier ! répondirent les jeunes nomades.
Ghanem regarda son fils et insista :
- Et toi Dhiab ? As-tu quelque chose à ajouter ?
Et à Dhiab d’expliquer :
- Nous n’avons effectivement pas vu âme qui vive mais la terre que nous avons repérée, venait d’être traversée par une longue caravane. Une caravane qui comptait un dromadaire borgne, un dromadaire sans queue, un homme gaucher, une femme enceinte et une chienne qui venait d’avoir une portée.
Les anciens, qui savaient la marque de la lignée, tendirent leurs oreilles afin de n’en rien rater :
- Comment peux-tu être si précis, alors qu’il n’y avait pas âme qui vive ?
Et Dhiab, inclinant légèrement la tête vers le bas en signe de respect, continua :
- Les traces de la caravane sur le sol étaient visibles. Quant au reste, voici mes observations. Le dromadaire était borgne car sur le bord de la route, l’herbe n’était broutée que d’un seul côté. Preuve que l’animal ne voit que d’un œil. L’autre dromadaire était sans queue car il était le seul à avoir les crottes alignées. Preuve qu’il ne pouvait les disperser en agitant la queue.
- Et l’homme gaucher ? Et la femme enceinte ? insista un homme de l’assemblée.
- Le sable parle ! Comme vous le savez, les nomades ne se séparent jamais de leurs bâtons, prêts à se battre en cas de danger. L’un d’entre eux qui suivait à pieds, portait constamment le sien de la main gauche. Quant à la femme enceinte, ses pas sur le sable montraient qu’en marchant, elle appuyait beaucoup plus sur les talons. Seule une femme alourdie par sa grossesse marche ainsi.
- Et comment as-tu deviné que la chienne de cette tribu venait d’avoir des petits ?
- La chienne qui suivait, marchait par moment sur ses pattes arrières seulement, preuve qu’elle s’agrippait à une bête sur laquelle était posée sa portée. Cela chez les chiens nous l’avons tous constaté.
Les sages, qui étaient en admiration, posèrent une dernière question :
- Dis-nous pourquoi, en arrivant, contrairement aux autres garçons, tu as attaché ton cheval en amont ?
- J’ai senti la direction du vent. En aval, l’odeur du crottin de mon cheval risquait de vous incommoder, vous, l’honorable assemblée, conclut enfin Dhiab qui fit, une fois de plus, l’admiration des siens.
Tous les sages tournèrent leurs regards vers Ghanem son père, qui dit avec fierté : « C’est ainsi ! Pour saisir ce qui est hors de portée, le héros hillalien possède sa main, son sabre, mais également le bord de ses cils ! »
De nos jours encore, les récits des élégantes hardiesses de Dhiab enchantent petits et grands.

France
 Le petit jardinier aux cheveux d'or


Il était une fois un homme sauvage à la peau brun-rouge comme du fer rouillé. On l’avait trouvé, allongé, au fond d’un marais. Le roi l’avait fait mettre en cage, devant son château. La clé de la cage, c’est la reine qui la gardait.
Tous les jours le petit prince vient jouer autour de la cage avec sa balle d’or. 
Un matin, la balle tombe dans la cage. L’homme sauvage refuse de la rendre à moins que l’enfant ne lui ouvre la porte.
« La clé est cachée sous l’oreiller de ta maman ! »
Le petit prince veut sa balle ! Il vole la clé et ouvre la cage. Mais quand il voit fuir l’homme sauvage, il prend peur et crie : « Ne m’abandonne pas ! »
Alors l’homme revient sur ses pas, et prend l’enfant sur ses épaules.
Après une longue marche, l’homme s’arrête au cœur d’une sombre forêt. Il dit au garçon : « Tu n’as rien à craindre. J’ai des trésors plus grands et plus beaux que ceux des rois de ce monde. Ils seront pour toi si tu m’obéis. »
Au lever du jour, l’homme sauvage montre à l’enfant une source d’eau cristalline dans laquelle nage un petit poisson aux écailles d’or. « Veille bien que rien ne souille la source ! Je viendrai vérifier ce soir. » 
Le petit prince fait très attention que rien ne tombe dans l’eau claire. Très, très attention ! Mais il finit par trouver le temps long. N’avoir rien à faire, c’est très ennuyeux ! Il se met à contempler son propre reflet. Il se trouve beau. Une mèche de ses longs cheveux glisse et vient frôler la surface de l’eau. Aussitôt, toute sa crinière prend la couleur flamboyante de l’or.
Le garçon cache vite ses cheveux sous son bonnet. C’est peine perdue car l’homme sauvage à son retour sait déjà tout.
« Tu n’as pas réussi l’épreuve ! Tu ne peux pas rester avec moi. Il te faut partir dans le vaste monde. Tu y apprendras ce qu’est la misère. Cependant je t’accorde une faveur. Si tu es en grande difficulté, va dans la forêt et crie : « Jean-de-Fer » ».
Le prince s’en va par les chemins, ses cheveux d’or sous son bonnet de laine.
Il erre longtemps. Il parvient enfin au château d’un roi où on l’engage comme jardinier.
Comme il garde son bonnet sur la tête jour et nuit, prétextant une hideuse maladie, les autres valets se moquent de lui et le méprisent.
Or un jour qu’il se croit seul au jardin, voilà qu’il enlève son bonnet de laine pour se rafraîchir. Le soleil fait un ricochet sur sa chevelure pour venir briller comme un éclair d’or dans la chambre de la fille du roi.
La jeune princesse court à sa fenêtre, voit les cheveux d’or du jardinier et tout aussitôt réclame un bouquet :
« Hé, toi le gamin là, monte-moi des fleurs ! »
Le garçon remet son bonnet en hâte, cueille un bouquet de pensées sauvages et le porte dans la chambre de la jeune fille.
« Ôte ton bonnet, impoli que tu es ! »
« Je ne peux pas, j’ai la teigne ! »

Bondissant vers lui, rieuse et légère, elle lui arrache le bonnet. Et alors la chevelure d’or apparaît dans tout son éclat et la chambre entière est illuminée.
De ce jour la princesse exige un bouquet frais chaque après-midi et que ce soit le petit jardinier qui le lui monte dans sa chambre.
Le temps coule doux !
Mais voilà la guerre qui rôde aux frontières. Chacun veut se battre. Défendre le roi ! Même le petit jardinier teigneux ! Les valets se moquent et ne lui laissent qu’un cheval boiteux pour aller au front.
Le garçon enfourche bravement son cheval et va dans les bois. De toutes ses forces, par trois fois, il crie : « Jean-de-Fer ».
L’homme sauvage surgit : « Que veux-tu ? »
« Un coursier puissant pour faire la guerre ! »
« Tu l’auras, et bien plus encore ! »

Un étalon blanc bondit des fourrés. Puis vient une troupe de cent cavaliers aux armes luisantes. Le garçon revêt une armure aux reflets de lune et hop ! Saute en selle !
Sur le front, les troupes du roi se font massacrer. Le beau cavalier aux cheveux dorés charge l’ennemi avec ses soldats. L’assaut est violent. Les armes cliquètent. Les cris fusent. Le sang gicle.
L’ennemi vaincu sonne la retraite. Le roi a gagné, son trône est sauvé.
Le beau cavalier aux cheveux dorés disparaît dans les bois. Ses soldats aussi. Et le teigneux revient au palais sur son cheval boiteux.
Le roi se demande qui est l’étranger aux cheveux dorés auquel il doit tout. Il aimerait bien le récompenser. Il en parle à sa fille. La princesse a une idée :
« Père, annoncez dans tout le royaume que j’épouserai celui qui pourra attraper au vol la balle d’or que je lancerai. »
Dès le lendemain, tous les jeunes gens sont sur la pelouse devant le palais pour tenter leur chance. Au balcon, la princesse attend. Surgit un seigneur en habit rouge sur un cheval rouge. La princesse lance la balle d’or. Le cavalier, d’un bond, l’attrape au vol et s’enfuit. Mais son heaume tombe et sa chevelure luit de mille feux mordorés.
Le roi est vexé. Pourquoi le bel inconnu se moque-t-il ainsi de lui ?
La princesse dit : « Calmez-vous mon père, et faites appeler votre jardinier, oui, le petit teigneux, je crois qu’il a quelque chose à vous monter. »
Le roi ne comprend rien mais il ordonne qu’on aille chercher le teigneux au jardin.
La princesse dit alors:
« Petit jardinier ôte ton bonnet pour l’amour de moi ! »
Le garçon ôte son bonnet de laine et sa chevelure étincelle.
Dans sa poche il prend la balle d’or et en riant, il la montre à toute la cour.
Les gens s’extasient, les cloches sonnent. Quant à la princesse, ses joues sont toutes roses et ses yeux brillent.
On les marie dès le lendemain, sans autre question.
Pendant le banquet, tout soudain, les portes s’ouvrent : Un seigneur imposant et magnifique entre. Il dit au marié : « Je suis l’homme sauvage, je suis Jean-de-Fer. Un sort m’accablait. Par ton beau courage, tu m’as délivré. Désormais tous mes trésors sont à toi ».
Haïti
Comment les ânes apparurent en Haïti

Voici mon conte !
Le matin des noces de son père, un petit bout d'homme, pas plus haut que trois sapotilles, son balai de latanier à la main, "propretait" le devant de sa chaumière ainsi que sa cour.
Un esprit surnaturel vient soudain se loger dans sa tête et lui dit que la future épouse qui a l'apparence trompeuse d'une femme fort belle est, en vérité, une ânesse. Pour en avoir la preuve il lui conseille de lui astiquer les fesses avec un nerf de bœuf pour qu'elle rue et retrouve sa vraie nature.
C'était une bien terrible révélation pour un petit bonhomme pas plus haut que trois citrons verts qui ne trouve rien d'autre à faire que de chanter tout en balayant :
- M ap propte o !
Men pouki m ap propte ?
Je nettoie o !
Mais à quoi me sert-il de nettoyer ?
Il est bien tenté d'en parler à son père, et peut-être même lui en a-t-il glissé deux mots, peine perdue, le père est devenu un morceau de sucre qui fond sous la langue de sa promise.
- M ap propte o !
Men pouki m ap propte ? continue de chanter le petit bonhomme pas plus haut que trois cirueles qui a subtilisé le nerf de bœuf de son père et l'a caché sous sa vareuse.
Au moment des réjouissances, les invités de la future épouse envahissent la cour et la maison ; ils sont plus nombreux que ceux du futur marié. Ils boivent, ils mangent, ils rient comme des baudets. C'est alors que le petit bonhomme pas plus haut que trois pois tendres, se place derrière la mariée et lui astique les fesses, vloup, avec le nerf de bœuf.
Blakadap, instantanément la mariée rue des quatre pattes. Campé bravement au milieu des invités, le petit bonhomme devenu grand comme un mapou fromager, lance, avec autorité, des coups de fouets sur les côtés, devant, derrière, en haut, en bas, vloup, vlap, vlip !
La réception se transforme en écurie avec des braiments, des hennissements, des hi-hans, des blakadap. Chaque coup de fouet sur les fesses d'un invité le transforme en âne. Toute cette belle compagnie de bourricots ne cherche qu'à fuir. On s'entrechoque, on se bouscule, on s'entrave dans un brouhaha cocasse.
Lorsque dans un colossal nuage de poussière tous les ânes ont disparu, le petit bonhomme et son père ont retrouvé, tapie dans un coin de la maison et tout penaud, un tout petit âne que ses toutes petites pattes ne lui avaient pas permis de fuir.
C'est ce tout petit âne là qui a peuplé l'île de tous les ânes qui, depuis lors, portent les fardeaux des paysans à travers les mornes d'Haïti.
Voilà mon conte !

Mali
L'éléphant et le hérisson

Il était une fois les animaux de la brousse. Ils vivaient entre eux. Seuls sur la terre. Non, pas tout à fait. Il y avait aussi dans la brousse les génies, les grands et les nains, qui, eux aussi, vivaient entre eux. Quant aux hommes, ils n’avaient pas encore fait leur apparition sur la terre.
À cette époque-là, lointaine, très lointaine, il n’y avait sur toute surface de la terre qu’un seul cours d’eau, une petite rivière aux eaux salées, qui appartenait au petit hérisson. Un génie nain, un wokloni, avait eu la gentillesse de la lui montrer :
- C’est pour to
i. Si quelqu’un y boit sans ta permission, la rivière disparaîtra. Si tu refuses à qui que ce soit la permission d’y boire, la rivière disparaîtra pareillement.
De nature, le petit hérisson n’est pas méchant, malgré ses piquants qui lui en donnent l’air. Il suffisait donc de lui demander : « Petit hérisson, je meurs de soif. Est-ce que je peux aller boire dans ta rivière ? » Il répondait toujours par oui. Et tu pouvais te désaltérer à satiété.
Mais un jour, l’éléphant, piqué par on ne sait quelle mouche, se leva et déclara :
- Moi, le plus grand de tous les animaux, le plus puissant, le plus fort, que je sois obligé à chaque fois de demander la permission à ce petit rien de hérisson, est inacceptable. Je ne le ferai donc plus. Désormais, je boirai sans sa permission !
Le petit hérisson n’était pas présent. Mais les autres animaux, qui attendaient son arrivée, dirent à l’éléphant :
- Ne fais pas ça, éléphant. Il ne te coûte rien de demander la permission au petit hérisson. Il n’a jamais refusé de l’eau à personne.
Mais l’éléphant ne les écouta pas. Il se leva et alla boire l’eau de la rivière. Mais à peine eut-il commencé à boire que la rivière se retira. Et l’éléphant partit en barrissant.
Quelques instants après, arriva le petit hérisson, qui trouva que sa petite rivière aux eaux salées était à sec. Il se dressa sur ses petites pattes et demanda :
- Qui a bu toute l’eau de ma petite rivière ?
- C’est l’éléphant, répondirent en chœur les autres animaux. On le lui avait pourtant déconseillé…
Et le petit hérisson de se dresser sur ses petites pattes et de chanter de sa voix courroucée :
« Ma petite rivière à moi
L’éléphant l’a vidée
Si jamais je vois l’éléphant
Si jamais jamais je rencontre l’éléphant
Je me battrais avec lui
Et je lui ferai rendre ma rivière
Parole de hérisson. »
Ce disant, le petit hérisson partit à la recherche de l’éléphant, il trottinait tout seul dans la brousse. De temps en temps, il se redressait sur ses petites pattes ou montait sur un arbre pour chercher l’éléphant des yeux.
Il était vraiment en colère. Mais est-ce qu’un petit rien de hérisson peut vaincre le grand éléphant ?
- Si ! Si ! Je le vaincrai, avait répondu le petit hérisson aux animaux qui l’avaient mis en garde.
Le petit hérisson marcha ainsi pendant longtemps. Ce fut vers le petit soir qu’il vit l’éléphant. Le gros pachyderme avait fini d’engloutir des tonnes et des tonnes de nourriture et se reposait aux rayons couchants du soleil. Il dormait.
Le petit hérisson se dirigea droit sur lui. Il lui donna un coup de patte, puis un autre et un autre encore. L’éléphant se réveilla.
- C’est toi, toi qui a bu toute l’eau de ma petite rivière à moi, hein ? demanda le petit hérisson en colère.
- Oui, c’est moi. C’est bien moi. Et que veux-tu ? bougonna l’éléphant.
- Me battre avec toi !
- Ah ! ah ! ah ! éclata de rie l’éléphant. Te battre avec moi ? Est-ce que tu n’es pas devenu fou ?
En réponse, le petit hérisson se mit à frapper l’éléphant. Et l’éléphant se fâcha. Il se leva. Il leva sa trompe et frappa à son tour le petit hérisson. C’était ce qu’il ne fallait pas faire. Le petit hérisson enfonça tous ses piquants dans la trompe de l’éléphant qui hurla de douleur et appela tous les animaux au secours. Ceux-ci vinrent supplier le petit hérisson d’enlever ses piquants de la trompe de l’éléphant.
Le petit hérisson, malgré ses piquants, n’est pas méchant. Il accepta volontiers de soigner l'éléphant. C’est depuis ce jour que l’éléphant, malgré sa force, ne s’attaque jamais aux plus petits que lui.

Maroc
L'élection d'un ministre

Le lion a depuis la nuit des temps régné seul. Il a toujours imposé sa loi en despote. Or un jour, il décide d’adopter une nouvelle façon de gouverner et de nommer un vizir à ses côtés. Il ne trouve de meilleure façon d'inaugurer cette nouvelle ère que d'organiser un concours pour la désignation de ce ministre.
Il convie tous les animaux à une grande assemblée et leur annonce sa réforme :
- Chers sujets, il est temps que je partage avec vous le pouvoir, que vous participiez à la prise des décisions et à la gérance des biens de notre Royaume. J'ai donc décidé de nommer un vizir, ce sera celui ou celle qui, parmi vous, demain, verra le premier le soleil se lever.
Le lendemain, dès l'aube, tous les animaux sont au rendez-vous, prévu au fond de la vallée. Tous ont les yeux tournés du côté de l'Est, tous excepté le hérisson qui regarde du côté opposé et s’expose à la risée de l’assemblée. Tandis que règne un silence pesant et une tension extrême, une petite voix s’élève :
- Le voici ! Le voici ! Voici le soleil Votre Majesté !
Toutes les têtes se tournent du côté de la voix. La surprise des animaux est grande lorsqu'ils voient le Roi féliciter l'ingénieux hérisson qui a remporté le concours. En effet, il a vu le reflet des rayons du soleil à l'Ouest avant que le soleil lui-même ne se lève à l'Est.
Et depuis ce jour, le hérisson est le bras droit du lion, Roi de la Forêt.

Mauritanie
Épouser une jolie femme c'est un gros risque

Fatouma était une belle femme, on aurait dit une perle en diamant, sucée et crachée par Dieu en personne.
Elle habitait avec son mari Moussa, une cabane située dans la forêt, non loin de Keur Mour, mon village. Moussa était un grand chasseur. En ce temps là toute la région faisait partie du royaume du roi tout puissant "Bour doley".
Un jour, le roi "Bour doley" qui se promenait sur son cheval aperçoit Fatoumata, habillée d'une robe en soie, coiffée d'un foulard assorti, assise sur le seuil de la porte de sa cabane en train de préparer du couscous pour le repas du soir. Son mari était encore à la chasse. Le roi manqua de tomber de son cheval en voyant cette beauté si rare. Ses courtisans l'aidèrent à continuer son chemin. A cette époque le royaume était en guerre contre un royaume voisin. Le lendemain, le roi Bour doley envoie le mari de Fatoumata au front.
Tous les jours qui suivent, le roi passe voir Fatoumata et lui apporte des cadeaux. Une nuit, il va voir Fatoumata dans sa cabane et lui dit :
- Je ne peux plus m'empêcher de te le dire, je suis follement amoureux de toi, je veux que tu sois ma maîtresse maintenant, et si ton mari ne revient pas je te prendrai comme seconde épouse. Tu vivras dans mon palais tu seras ma reine favorite.
Fatoumata, calmement, répond :
- Sire, vous avez le droit de vie et de mort sur tous les citoyens de votre royaume y compris sur moi bien sûr, si vous voulez me prendre par la force je ne peux pas résister. Mais si vous me demandez mon avis, j'aime un homme c'est mon mari !
À ces paroles le roi reste comme pétrifié sur le lit où il était assis. Au bout d'un long moment de silence, il se lève et rentre chez lui. Mais ce que ni le roi, ni Fatoumata ne savaient c'est que Moussa était revenu, juste au moment où le roi entrait dans la cabane et qu'il a tout entendu. Après le départ du roi, il passe le reste de la nuit dehors avec ses soucis.
Au petit matin, il entre dans la case et réveille sa femme et lui apprend que la guerre est finie. Fatoumata, jubile, embrasse son mari de tous les côtés mais ce dernier reste silencieux et calme. Elle s'inquiète, lui pose des questions sur sa santé, et tout, mais lui reste très calme. Au bout d'un moment il dit à sa femme de rentrer chez ses parents jusqu'à ce qu'il y voie plus clair.
- Pourquoi, répond-elle, qu'est-ce que j'ai fait ?
Mais là aussi pas de réponse précise…
Fatoumata fait son sac et rentre chez ses parents. Une semaine se passe. Moussa ne va pas donner d’explication aux parents de Fatoumata. Ils décident d'amener l'affaire chez le juge. En ce temps là le roi était aussi le juge. Le roi reçoit les deux parties et donne d’abord la parole à Fatoumata qui dit :
- Moi je n'ai rien compris, mon mari est parti au front, j’étais contente et pressée de le voir rentrer, mais le jour où il est arrivé il m'a dit de partir chez mes parents.
Alors le roi juge se tourne vers Moussa, et lui demande :
- Tu n'aimes plus cette femme.
- Je l'aime aujourd’hui plus qu'hier.
- Alors, pourquoi lui as-tu dit de partir, demande le roi.
- C'est parce que j'ai peur.
- Peur de quoi, demandent le roi et ses notables qui l'entouraient.
- Une nuit, continue Moussa, j'ai vu les traces d'un lion dans ma maison. Comme je n’ai pas la force de protéger ma femme, ni de me protéger, je lui ai demandé de partir chez ses parents.
Le roi reste longtemps silencieux, puis dit à Moussa :
- Est-ce que tu as remarqué des dégâts après le passage du lion ?
- Non, dit ce dernier.
Alors retournez chez vous tous les deux ; le lion ne viendra plus vous déranger.

Sénégal
Boori ou la vache perdue

Un enfant était parti faire paître le troupeau de son père. Il perdit une vache du nom de Boori. Son père lui dit : « Tu ne mangeras et ne boiras que lorsque tu m'auras ramené Boori. » L'enfant se mit à marcher, à marcher.
Lorsqu'il arriva dans un village il chanta :
« 0 Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori ».
- Boori n'est-elle pas passée par ici ?
(On lui dit :)
- Ey ! Boori est passée ici il y a 30 hivernages, un Peul la conduisait.
Il se remit à courir ; arrivé dans un autre village, il chanta à nouveau :
« 0 Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de
Mbaamaan ô Boori ».
- Boori n'est-elle pas passée par ici ?
- Boori est passée par ici du temps où cette femme qui égrène le mil sous l'arbre à palabres tétait encore sa mère.
Il se remit à courir, atteignit un hameau et dit :
« 0 Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. »
- Boori n'est-elle pas passée par ici ?
- Boori est passée ici le jour du baptême de ce garçon qui doit être circoncis vendredi prochain. Boori a même mangé de la bouillie de mil. Hâte le pas.
Il se remit à courir, courir jusqu'à un village et chanta :
« 0 Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. »
- Boori n'est-elle pas passée par ici ?
- Boori est passée ici avant hier, Dieu sait qu'elle a même aidé à ôter les fibres de ce baobab.
Il courut et dit :
« 0 Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. »
- Boori n'est-elle pas passée par ici ?
- Elle se trouve parmi les bœufs d'un Peul dont le troupeau vient de s'abreuver dans ce marigot. Hâte le pas.
L’enfant courut et trouva le Peul en train de se laver les pieds. Il dit :
- Je cherche une vache du nom de Boori et c'est celle-ci.
- Laquelle ? dit le Peul.
- Celle-ci.
- Cette vache m'est destinée, voici sa mère, (répondit le Peul).
- Mon père m'avait envoyé en transhumance et je l'ai perdue, il a dit que je ne mangerai et ne boirai que lorsque je la lui aurai ramenée car c'est elle la vache aînée du troupeau. J'ai fait préparer du couscous et me suis lancé à travers la brousse. Cela fait trente ans que je la cherche. Maintenant, faisons comme ceci. Je vais me mettre de côté et l'appeler Boori. Si elle ne me répond pas, c'est signe qu'elle ne m'appartient pas ; si elle vient à moi, tu sauras qu'elle m'appartient.
Le Peul répondit : Bismillahi.
Le jeune homme se mit de côté et chanta :
« O Boori, ô Boori
Boori la brave
Si calme qu'était le troupeau
Boori était en éveil
Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. »
Boori commence à courir ; elle se jeta sur lui et se mit à le lécher.
- En toute franchise, cette vache t'appartient, prends-la et rentre chez toi, dit le Peul.

Source: http://www.conte-moi.net

Unité 5- Mon expérience avec des interviews



Les entretiens sont une partie importante non seulement des emplois, mais aussi des concours ou des programmes de bénévolat. Outre l'essai ou l'application, il est important que vous faites de votre mieux pendant l'entrevue.



Ma première entrevue réel s'est passé en la 8e année. J'avais été choisi comme finaliste pour un concours de rédaction organisé par Shakespeare School. J'étais très nerveux mais néanmoins j'ai réussi à obtenir une mention.

Après cela, j'ai participé à des entrevues pour des projets tels que YouthBank et Les volontaires en Sports. Ils passaient très bien parce que je n'étais pas aussi nerveux que je fus d'abord et je savais À quelles questions s'attendre.

Mes deux derniers entretiens les plus importants étaient le Jeux olympiques de Sotchi équipe du bénévolat 2014 et l'édition de cette année du concours ShakespeareSchool. L'entrevue pour les Jeux olympiques ont eu lieu sur Skype parce que je ne pouvais pas rendre à Moscou pour lui. J'ai été mis dans des situations différentes et on m'a demandé comment je réagirais. On m'a aussi demandé de l'histoire des Jeux olympiques.

L'interview du concours scolaire Shakespeare était très détendue parce que j'avais déjà participé à deux reprises. Qui plus est, l'un des enquêteurs avaient beaucoup en commun avec moi, elle parlait russe et avait participé à un marathon où j'avais fait du bénévolat.

Eh bien, c'est à peu près tout de mon expérience dans les entrevues pour l'instant. Probablement je vais bientôt avoir des interviews pour les collèges.

Unité 4- L'Internet et moi

Honnêtement, je ne me souviens pas la dernière fois que je n'ai pas utilisé l'internet au moins une fois pendant 24 heures. Il semble que l'Internet est toujours accessible. C'est simplement une clic. Tout ce que vous avez besoin de puiser dedans est un ordinateur ou même un téléphone. L'internet est illimité et c'est ce qui en fait une bénédiction, mais aussi une malédiction.

Pourquoi est-il une bénédiction? Il ya des millions d'endroits où vous pouvez trouver des informations sur n'importe quoi, de la chimie moléculaire de l'architecture gothique. Tout ce que vous avez à faire est de taper plusieurs mots. L'Internet est essentiellement une gigantesque bibliothèque. De plus, l'Internet peut être utilisé pour communiquer avec des gens de tout le monde, grâce à des chats ou des forums. Un autre avantage est la rapidité avec laquelle vous pouvez envoyer des messages à travers le globe.

Pourquoi est-ce une malédiction? C'est l'excuse parfaite pour tergiverser. Parmi ces sources illimitées vous pouvez trouver des sites dédiés aux chats qui ressemblent à Hitler, des vidéos de gens qui dansent le HarlemShake, blogs sur tous les intérêts imaginables et je ne vais même pas parler de Facebook. Bien qu'il se sent comme vous avez seulement surfer sur le web pendant deux minutes, dans la vraie vie vous avez été en ligne pendant deux heures.

Dans l'ensemble, l'Internet peut être comparé à une drogue qui à petites doses est bénéfique, mais à fortes doses conduit à la toxicomanie.

Le feminin des noms


Règles générales
a. - Pour former le féminin d'un nom on ajoute un -e au masculin
un élu---> une élueun savant---> une savante
un savant---> une savanteun Français---> une Française
b. - Un masculin qui termine par -e reste invariable au féminin. C'est le déterminant qui indique le genre.
un/une camaradeun/une célibatairele/la secrétaire
- Exceptions: D'autres forment leur féminin en -esse
un princune princesseun comtune comtesseun maîtrune maîtresse
c. - Un masculin qui termine par -eur a un féminin en -euse
un vendeur une vendeuseun danseur une danseuse
d. - Un masculin qui termine par -teur a un féminin en -trice ou en -teuse
un traducteur une traductriceun acteur une actrice
un chanteur une chanteuseun acheteur une acheteuse
e. - Un masculin qui termine par -(i)en a un féminin en -(i)enne
un gardien une gardienneun Européen une Européenne
f. - Un masculin qui termine par -(i)er a un féminin en -(i)ère
un boucher une bouchèreun écolier une écolière
g. - Un masculin qui termine par -on a un féminin en -onne
un baron une baronneun lion une lionne
h. - Un masculin qui termine par -el a un féminin en -elle
un criminel une criminelle
i. - Un masculin qui termine par -et a un féminin en -ette
un cadet une cadette
j. - Un masculin qui termine par -x a un féminin en -se
un épouune épouse
k. - Un masculin qui termine par -f a un féminin en -ve
un veuune veuveun sportiune sportive
l. - Certains noms masculins ont un féminin totalement différent
un homme une femmeun monsieur une dameun garçon une fille
un frère une soeurun père une mèreun fils une fille
un oncle une tanteun neveu une nièceun copain une copine
un roi une reineun cheval une jumentun boeuf une vache
un coq une pouleun mouton une brebis.......
m. - Certains noms ont le même radical mais des terminaisons différentes
un héros une héroïneun compagnon une compagne
n. - Certains noms n'existent qu'au masculin et sont employés tels quels au féminin; ce sont souvent des noms de profession
un ministreun auteurun écrivain
un ingénieurun maireun peintre
un sculpteurun médecinun juge
REMARQUES
La marque du féminin entraîne des modifications orthographiques avec ou sans modifications phonétiques
a- La présence du "e" entraîne seulement une modification orthographique sans modification phonétique:
un rivaune rivaleun ennemune ennemieun marié une mariée
b- La présence du "e" entraîne une modification orthographique et phonétique:
- la consonne finale muette au masculin devient sonore au féminin
un représentanune représentante
un Françaiune Française (notez la majuscule pour les noms de nationalités)
un ouvrieune ouvrière (notez l'accent grave et la prononciation du -e ouvert)
- On prononce le -n final
(i)en ------> (i)enne: chien chienne
on --------> onne: baron baronne
in ---------> ine: voisin voisine
ain ---------> aine: châtelain châtelaine
an ---------> ane: artisan artisane